Carte blanche à Lardux films

Le Môme Tintouin, un toc, des tics; un bijou d'animation réalisé par Loïc Malo prochainement de retour en région Centre-Val de Loire, dans la toute nouvelle résidence Ciclic Animation de Vendôme. Ce nouveau projet de court métrage intitulé L'Etoile manquante est aussi une production de la société Lardux Films. Rencontre avec son producteur Christian Pfohl.

A l'occasion de ce nouveau numéro de Ciel consacré au cinéma d'animation, nous avons demandé à Christian Pfohl, l'un des producteurs historiques de la société Lardux Films, de nous faire partager un de ses coups de coeur du court métrage. Ses propositions ont été nombreuses et foisonnantes et la déception a été grande pour lui quand il a compris qu'une seule de ses propositions ne pourrait être retenue et diffusée. Quoi qu'il en soit, c'est vers le merveilleux film Le Môme Tintouin de Loïc Malo qu'il a choisi de nous emmener.

"Le Môme Tintouin est atteint d’un mal dont on n'a pas idée... Sa tête lui joue des tours ! Il a peur de tout et des phobies plein la tête ! Obsessions, sentiments oppressants, dialogues sans fin entre soi et soi, phobies des microbes. Le moindre acte de la vie quotidienne est un problème pour lui. Faut il faire comme ci ? Comme ça ? Quels sont les risques ? Quels sont ces ennemis ? Et à l’intérieur de ce crâne fragile, la tempête, un vent de paroles complexes, insidieuses, contradictoires, schizophrènes ... Quelles solutions notre môme Tintouin peut-il trouver pour s'en sortir ?

Le Môme Tintouin est un film dense et intense qui nous plonge au coeur de la pensée d'un petit garçon et des nombreux dialogues intérieurs et questionnements qui le traversent. C'est aussi un film de fantômes, de pantins... fabriqué exclusivement à partir de photos. Cette animation s'est construite également à partir d'un travail de « fiction » classique avec casting d'enfants, habillage et prise de vue photographique des personnages, à un important travail « graphique » qui consiste à préparer des centaines de pantins à partir des milliers de photos effectuées lors des prises de vues "réelles". Ces photos ont ensuite été retravaillées, imprimées, découpées, collées, armaturées et articulées afin d'être animées pendant plusieurs semaines.

Loïc Malo a donné vie à des personnages mentalement dérangés. Rêve ? Cauchemar ? On navigue à vue dans ce capharnaüm de phobies... Des personnages interprétés par André Wilms, Aurélien Recoing et Isidore Parre pour les voix, avec une musique originale composée par Silvain Vanot." Christian Pfohl

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Bio-filmographie de Loïc Malo : 

Loïc Malo découvre la vie active comme laborantin dans un laboratoire photographique à Paris. Il prend goût aux voyages, fait le tour de la Corse à mobylette avant de partir pour de bon vers d’autres continents.
A la fin des années 80, il se sent toujours concerné par les arts plastiques. Il reprend le chemin des études à l’École Nationale d’Art de Cergy-Pontoise puis à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.
En 1989, il expose une série de photographies sous forme de tableaux vivants pour commémorer le bicentenaire de la révolution française à la grande Halle de la Villette sous le titre Comme un chien.
En 1998, il présente ses photographies d’objets au centre d’art d’Ivry, le CREDAC avec Les impromptus.
Dans les années 90, la rencontre avec le GREC lui donne une nouvelle chance de faire quelque chose de bien dans sa vie. Il en sortira de cette aventure Magnitude Terre un court métrage de cinéma pas très fictionné de 10 minutes.
En 1996, Les Hauts fonds amorce une recherche documentaire avec des images d’archive de Terre Neuve à l’époque de la marine à voile.
2004 est l ‘année de La Ballade du gaucher, une vision cinématographique stylisée évoquant les valses hésitations d’un enfant de 11 ans en bute avec son éducation.
2007, c’est le retour à la photographie avec Les routes sensibles : plus de deux cents photographies filmées avec des séquences en Super 8mm. Un récit de 40 minutes évoquant la photographie de guerre de son ami américain Tony Vaccaro, un vétéran de la seconde guerre mondiale. La photographie encore, en 2009 quand il tourne Le Môme Tintouin, un film d’animation avec des pantins de papier découpé.
Source : Lardux Films