Sexe fiction, de la réalité au rêve : opus 2

1 FILM

Dream is my reality

ADÈLE EN AOÛT de Camille Rosset nous replonge avec des tout petits rien et sans grands évènements ou presque dans l'âge des possibles d'une adolescente qui comme tous les garçons et les filles de son âge, fantasme sa sexualité...

Dans le walk-man K7 d'Adèle, une bande son un peu énervée berce les rêveries adolescentes de cette jeune fille en fleur. Elle n'écoute pas « C'est un amour de vacances » mais c'est tout comme. Il est beau et joue de la guitare et lui fait déjà tourner la tête. Entre crapotage de cigarettes, premières gorgées d'alcool et accords de guitare folk post-grunge, on est happé par la justesse des situations et la précision du regard de la réalisatrice qui filme ce désir ardent d'Adèle transcendé par le momentum magique propre à ces très longues vacances d'été.

La bascule aura-t-elle lieue ? Adèle flirte en tout cas de près avec son fantasme, à la recherche d'un peu de concret, pour marquer ses souvenirs d'été dont on se sait plus, avec le temps quelle en était la part de rêve et de réalité...

Voir la fiche film

 

Jeunes, nous avons tous un jour un peu flambé devant notre auditoire sur des aventures aussi extraodinaires, banales qu'inexistantes ou même rêvé en secret de folles histoires d'amour où comme dans la réalité on souffrait, se trompait, se quittait, se réconciliait... Dans cet instant de la vie qu'est la jeunesse, on attrape parfois tous un bout de réalité qui passe pour ouvrir en grand les portes de la fiction et questionner ainsi nos fantasmes, les confronter avec créativité aux regards de l'autre... À en chercher peut être leur approbation inconsciente. Dans ces instants éphémères, la fiction devient alors pour nous d'un coup, la seule et unique réalité, en cristallisant ce petit instant d'éternité qui nous aide ainsi un peu plus à nous incarner.