À bout de course

► 1 FILM

Pour ce CIEL#11, focus sur les imprévus du voyage ! Dans Alice et moi de Micha Wald, découvrons dans ce road trip des années 2000, les prémices et déjà les limites même de l’uberisation des sentiments en vase clos roulant et plutôt mal communicant. Tout un programme "étapes en bonne compagnie" avec cet opus Transport(s) en commun !

Les fidèles clientes sont bien trop connues du patron et du coup beaucoup trop à l'aise envers lui, se permettant très vite des avis beaucoup trop tranchés et sans appel sur la gestion improvisée de la plateforme téléphonique portative du neveu, la faisant rouler à plein régime pour essayer de parfaire son service clientèle affectif apparemment déficient en la matière, avec la trop non juive pour ces dames mais au combien merveilleuse pour notre chauffeur : la belle Alice. Bref vous l'aurez compris... Simon joue très gros sur ce tableau. Bravera-t-il le poids inconscient, mais bien pesant dans ce véhicule, des traditions et de la religion pour se persuader qu'Alice est bien sa merveille à lui. En noir et blanc s'il vous plait, Simon le taxi, y va pas partout et ne marche pas à la kippa... Dans sa caisse, la musique de son cellulaire re-sonne. C'est encore Alice. Vas-y Simon. Vas-y Fonce.