"Sali (mardi)", un film de Ziya Demirel

À l'occasion du numéro d'Upopi sur le portrait au cinéma, découvrez le portrait singulier d'une jeune femme turque avec Sali de Ziya Demirel.

Tout comme le film Marlon, de Jessica Palud, programmé pour Lycéens et apprentis au cinéma en région Centre-Val de Loire, Sali, suit une adolescente dans un moment difficile de sa vie, en emportant le(a) spectateur(rice) dans une déambulation citatine, aux tons pastel et aux dialogues épurés.

En quelques minutes, le film nous plonge dans une journée ordinaire, un mardi (sali en Turc), néanmoins très dense. Cette journée est de fait rythmée par des rencontres avec trois hommes : de l'observation à la frayeur, en passant par la séduction et la colère, la jeune femme est confrontée à des situations et émotions très différentes. La caméra est toujours en mouvement, tentant de suivre la cadence de la protagoniste dans les différents décors de la ville d'Istanbul. Filmée avec pudeur et justesse, caméra à l'épaule, parfois dans un cadre très resserré, presque angoissant, l'héroïne fonce et fuit en même temps, et demeure ainsi insaisissable.

LE RÉALISATEUR

Né en 1988 à Adana, en Turquie, Ziya Demirel réalise son premier court métrage The Title of the film alors qu'il fait des études en ingénierie industrielle à l'université de Galatasaray. Suite à cela, il étudie la réalisation et l'écriture à l'École de cinéma de Prague, au sein de laquelle il tourne le court métrage Evicko. Sali, recompensé dans de nombreux festivals, est son quatrième film.