L'érotisme dans la Chine impériale de la dynastie Tang

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Court métrage d’animation érotique sur le thème de la jalousie, Le Banquet de la concubine de Hefang Wei aborde l’une des histoires d’amour les plus célèbres de la Chine impériale. Une animation haute en couleurs où les désirs les plus aigus cotoient la folie la plus sourde. Un court métrage "pour public averti" à voir sur CIEL !

Le pitch : En 746 sous la dynastie Tang, le pays connaît sa période la plus prospère. L'empereur Li est un grand amateur de femmes, d'art et de musique. Il possède de nombreuses concubines. Sa favorite s'appelle Yang. Alors qu'un grand banquet se prépare en son honneur en compagnie des plus grands dignitaires du pays, l'empereur, pris dans une partie de Go, l'a oubliée.

Vexée et frustrée Yang exprime ses désirs insatisfaits. Tous ses désirs. D'abord les litchis, qu'elle désire avec puérilité et condescendance alors qu’un cavalier est parti les chercher dans une province reculée. Ensuite elle est prise de jalousie, lorsqu'elle apprend par la bouche d'un perfide conseiller qu’une concubine prédatrice isolée tient compagnie à l’empereur. Elle se met à boire, boire, et sombre dans l’alcool jusqu’à provoquer les dignitaires qui se réfugient sous les tables. La soirée n’apporte pas les plaisirs espérés, caprice insatisfait, soupçon d’infidélité, imagination débridée conduiront Yang jusqu’à l’orgasme, que rien n’adoucit, pas même le délicieux litchi…

Ce film, produit par Folimage, a bénéficié d’un soutien à la production de Ciclic - Région Centre-Val de Loire. La réalisatrice, Hefang Wei, a été accueillie en résidence du 2 mai au 19 août 2011, à Château-Renault.

La technique du dessin sur papier

Le court-métrage raconte une histoire de jalousie entre concubines de l’empereur de Chine. Le film en VO sous-titré en français, est très influencé graphiquement par les gravures et peintures asiatiques de l’époque, c’est sans doute pourquoi Hefang Wei a choisi la technique du dessin animé traditionnel sur papier. « Il y a eu plus de 30 000 dessins, scannés et colorisés sur ordinateur, puis composés image par image. On n’utilise plus cette technique, même chez Disney, car elle coûte trop chère. Pour moi c’était une manière de rester au contact du papier, une sensation que ne peut rendre le travail sur informatique. Je n’avais jamais eu l’occasion d’utiliser cette technique et j’y tenais beaucoup, pour la première et peut être la dernière fois ».

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