"Petit homme" de Mathilde Parquet : un trajet sanglant

► Voir le film

Actuellement en résidence à Ciclic animation pour son projet Trona Pinnacles, la jeune réalisatrice Mathilde Parquet a déjà plusieurs courts métrages à son actif. CIEL a choisi de vous proposer Petit homme, son film de fin d'étude réalisé à l'école de La Poudrière de Valence.

Diplômée de l'EMCA (Ecole des Métiers du Cinéma d'Animation) à Angoulême, Mathilde Parquet réalise en 2013 son premier film de fin d'étude intitulé Louis. Ensuite, elle rejoint l'école de la Poudrière où elle réalise Claude en 2014 ainsi que son film de fin d'étude Petit homme l'année suivante. Ce dernier lui vaudra une sélection au festival international d'animation d'Annecy en 2016 dans la catégorie compétition films de fin d'études.

Marc, furieux au volant de sa voiture, vient de commettre le meurtre de sa mère. Le trajet vire au cauchemar, entre hallucinations visuelles et auditives, le doute s'installe. S'agit-il d'un rêve ou de la réalité ? Durant ces quatre minutes, le court métrage soulève la psychologie d'un meurtrier qui, après l'accident, se retrouve dans un état second. Le personnage, totalement inconscient, réalise à peine le geste qu'il vient de commettre et les émotions sont poussées jusqu'à leur paroxysme.
Les sentiments liés à l'angoisse et la famille sont des thèmes récurrents dans le travail de la réalisatrice, Petit homme ne fait pas exception à la règle. Mêlant à la fois le fantastique et le drame, le court métrage s'empare du sujet de la folie avec force et regroupe tous les ingrédients d'un film sombre où le traitement des névroses et des psychoses humaines sont habillement traités, allant même jusqu'à la retranscription visuelle des sentiments refoulés.

Actuellement, Mathilde Parquet travaille sur la production de Trona Pinnacles, son premier projet professionnel après sa formation à l'école de La Poudrière et à l'EMCA, dans lequel elle dresse un portrait très personnel du mal être familial. On y retrouve, une nouvelle fois, les tensions et la complexité des rapports humains.

Recherches pour le projet de court-métrage Trona Pinnacles