We all live in a dirty "submarine"

Récemment soutenue par Ciclic Centre-Val de Loire pour consolider l'écriture de Costa Brava Liban, son premier long métrage, CIEL invite les internautes à découvrir un précédent court métrage de la réalisatrice libanaise Mounia Akl, Submarine

Submarine, c'est l'histoire d'une jeune femme qui n'arrive pas à partir. C'est le chaos général autour d'elle, les ordures ménagères inondent et submergent la ville, les autorités organisent l'évacuation des habitants, les risques d'épidémie sont présents partout mais seule Hala ne peut envisager de quitter son appartement, son quartier, sa vie. Retenue par la nostalgie, son passé et ses souvenirs, elle ne peut envisager de tout quitter. 

Inspirée par une véritable grève des ordures qui a eu lieu en 2015 au Liban, la réalisatrice a poussé la réflexion jusqu'au bout pour mettre en scène un pays qui est plongé dans le chaos parce qu'il ne sait pas gérer ses ordures. De fait, ses habitants sont contraints à partir. Véritable métaphore de l'exil, ce film pose les questions fondamentales de l'émigration : où aller? Qquels autres pays sont prêts à nous accueillir? Que doit-on emmener dans ce départ précipité? Et surtout : on prend quoi et on laisse quoi?

Au sens propre comme au figuré, la réalisatrice met en scène l'idée que nous sommes submergés et dépassés par nos ordures (mais au fait que représentent ces ordures ?) et que nous sommes condamnés à partir... Un court métrage qui pose simplement la question du départ, pour longtemps, pour toujours.