"Waterfountain" de Jules Follet

Attention talent : Jules Follet a été l'un des premiers cinéastes soutenu via le dispositif de Ciclic Centre-Val de Loire, la Bourse Première Œuvre, pour son projet Mal caduc tourné en début d'année dont il peaufine actuellement le montage. Voici donc une belle occasion pour CIEL de revenir sur l'un de ses premiers courts métrages autoproduit et selectionné au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand 2018 : Waterfountain. 

Dans l'effervescent Waterfountain, il y a de l'eau dans le gaz. Le gérant de la société de caddies, interprété par le tempétueux Philippe Rebbot, n'est pas loin de jeter l'éponge détrempée de l'entreprise paternelle. "Allo papa ? Bobo !". Armand Munster nous éclabousse en appels téléphoniques se faisant rappeler à l'ordre par un maître-nageur de passage lui cherchant en vain une bouée de sauvetage. Avec sa mine démoralisée, le patron nous noie dans son verre d'eau, essayant d'écoper comme il peut le navire qui tangue.

À la barre, le jeune cinéaste nous y jette également quelques glaçons d'humour comme une petite goutte d'eau dans l'amer, coupant ainsi à l'eau cette montée de stress pour nous la rendre rafraîchissante ! La dégustation est à la fois acide et onctueuse et le verdict est clair comme de l'eau de roche : il faudra compter sur Jules Follet, et nous en avons déjà l'eau à la bouche.