CIEL#5 Regarder la musique

CIEL#5, c'est découvrir des représentations multiples de la musique à l'image et en images ! Chaque trimestre, CIEL, Cinéma indépendant en ligne, change de ton et de thème. Pour les premiers mois de l'année 2016, CIEL explore les liens fructueux entre musique et cinéma et invite à voir et à écouter les films sélectionnés. 

 

CIEL#5 "Regarder la musique" n'est pas pensé comme un acte militant. Pourtant, aujourd'hui, et après les derniers mois sombres de 2015, la musique, le cinéma, bref, l'art en général permettent d'exprimer les valeurs de liberté et de fraternité. Il importe de défendre et porter haut ces médiums riches, originaux, essentiels pour exprimer le monde et la vision d'un monde progressiste et uni.

CIEL#5, c'est en fait une opportunité, à travers 15 films à découvrir en ligne gratuitement, de faire dialoguer deux arts indépendants : le cinéma que défend Ciclic - de la création à la diffusion - et la musique dans son émergence et sa singularité.

CIEL#5, c'est donc des portraits de musiciens avec la collection "La Française des airs", produite par la société orléanaise Girelle production : 4 documentaires pour mieux connaître la scène de la chanson française d'aujourd'hui, 4 plongées dans les univers singuliers et créatifs de Bertrand Belin, Mathieu Boogaerts, Bastien Lallemant ou de Marcel Kanche, auteur compositeur trop méconnu qui a pourtant travaillé avec Alain Bashung et Mathieu Chedid entre autres, et qui accueille le spectateur dans sa maison et dans son univers pittoresque et follement drôle.

CIEL#5, c'est une rencontre avec le compositeur Pablo Pico. Installé à Tours, il travaille régulièrement sur des films d'animation, français ou européens, dont le long métrage récemment sorti en salles, Adama de Simon Rouby. Il a notamment collaboré au film de fin d'étude, Trois petits points de la réalisatrice Lucrèce Andreae, aujourd'hui en résidence à Ciclic Animation pour son nouveau court métrage.

CIEL#5, c'est aussi un regard sur la musique live dans 3 fictions très différentes qui permettent d'explorer quelle est la place d'une séquence musicale mise en scène, en image et en son à l'écran ? Alors, place aux concerts de Bertrand Belin dans Peine Perdue d'Arthur Harari ou de Sexy Sushi dans Au bord du monde de Cecile Bicler et Hervé Coqueret. Place à l'insomnie de Mathieu Almaric, musicien d'orchestre en perte de repère entre rêve et réalité dans Les Mâtines d'Annick Raoul (en ligne très bientôt).

CIEL#5, c'est 2 visions et 2 relectures modernes de ce que peut être la comédie musicale dans le cinéma aujourd'hui, à travers une fiction (La Copie de Coralie de Nicolas Engel avec Jeanne Cherhal) et une animation (Comme un pixel dans la soupe de Denis Walgenwitz et Nathalie Pat), et ce après les grandes références d'Hollywood et de Broadway et le cinéma de Jacques Demy.

CIEL# 5, c'est une invitation à un cinéaste qui a livré en 2006 un film-album concept : My New Picture de Bertrand Bonello. Ce cinéaste important dans le renouveau du cinéma français des 15 dernières années avait révélé l'importance de la musique dans son travail, dans son inspiration avec ce film-installation. Attention, rareté à (re)découvrir pendant 3 mois seulement.

CIEL#5, c'est enfin une carte blanche au Festival international du film d'Aubagne, seul événement consacré à la jeune création cinématographique et à la relation son/musique pour l'image, qui présente le beau court métrage d'Adriano Valerio, 37°4 S, qui entraîne le spectateur dans les terres lointaines et étonnantes de l'île de Tristan da Cunha...

A venir pour compléter ce trimestre cinématographique et musical riche : un clin d'oeil de Philippe Katerine et Benoît Forgeard aux chansons de campagnes électorales à l'occasion de la sotie en salles de Gaz de France du suscité Benoît Forgeard et le choix de Figures libres, association fortement engagée pour les musiques actuelles en Vendômois.

Enfin pour terminer ce parcours, CIEL ne saurait que trop recommander aux internautes de se rendre sur le site Upopi, dédié à l'éducation à l'image et qui nous donne notamment à voir une histoire de la musique de film, via une frise chronologique, des ateliers "Music less", où le son (musique comprise) d'un clip vidéo a été supprimé et remplacé par des bruitages, une révélation de la place de la musique dans les productions cinématographiques.