Le cinéma d'animation à la rencontre du documentaire

"Benjamin Rabier, l'homme qui fait rire les animaux" : un documentaire animé

Comment donner vie à des fresques animalières qui ont traversé le 20e siècle ? Comment restituer l’univers d’un artiste, d'un illustrateur, qui a marqué de son empreinte le paysage artistique français et qui reste aujourd’hui présent dans l’imaginaire collectif ?

L’animation et le documentaire se sont côtoyés très tôt dans l’histoire du cinéma même si le terme « documentaire animé » n’apparait qu’à la fin du XXe siècle. Les deux genres peuvent apparaitre contradictoires dans le rapport qu’ils entretiennent avec la réalité, et pourtant les cinéastes s’emparent de l’animation pour alimenter ou pour restituer le réel jusqu’à ce que « le documentaire animé » devienne aujourd’hui un genre cinématographique à part entière. Un bel exemple avec le portrait de l'artiste Benjamin Rabier que dresse Marc Faye dans son documentaire Benjamin Rabier, l'homme qui fait rire les animaux. 

Marc Faye tente une approche originale qui le place dans le champ du documentaire animé. Avec ce choix esthétique, il affirme la diversité des formes documentaires possibles tout en illustrant la richesse du travail artistique de Benjamin Rabier. En s’appropriant les outils de l’animation traditionnelle pour témoigner du réel, Marc Faye restitue l’ambiance visuelle et sonore de l’époque et nous plonge dans le Paris du début du siècle, de l’animation des halles au bouillonnement de la vie artistique. Les images d’archives prennent vie, la réalité historique s’écrit sous nos yeux et c’est toute la magie de l’œuvre de Rabier qui est réincarnée dans ce documentaire animé.  

« De ma formation de réalisateur de dessin animé, je garde une façon visuelle de concevoir et de rendre compte des situations, des atmosphères et des émotions. J’utilise mon expérience dans ce domaine pour faire découvrir au spectateur la richesse et la singularité de l’œuvre de Benjamin Rabier. Le film utilise différents types d’animation en 2D : incrustations d’animations dans des prises de vues réelles, papiers découpés, animations assistées par ordinateur, pixilisation (Animation image par image des jouets en bois), etc... » Marc Faye, source dossier de presse 

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