"Paris", un film de Justine Vuylsteker

► Voir le film

Remarquée pour son affection pour les techniques traditionnelles du cinéma d'animation, Justine Vuylsteker initie un superbe parcours avec une sélection en compétition officielle au Festival international du film d'animation d'Annecy pour son dernier projet, Étreintes.

Porté par une résidence de recherche et de développement organisée par la Direction du patrimoine cinématographique du CNC, Étreintes a été réalisé par Justine Vuylsteker avec la technique de l'écran d'épingles. Conçue dès 1931 par deux cinéastes Alexandre Alexeïeff et Claire Parker, à partir d’une plaque de métal percée d’une multitude de petits trous en quinconce et d’épingles, le tout retenu par de la paraffine et un cadre métallique, l'instrument est aussi remarquable que rare. Il est composé de 500 000 épingles et a servi à la réalisation du court métrage Une nuit sur le Mont Chauve, en 1933.
Il ne reste à ce jour que deux écrans qui permettent encore de réaliser des films avec cette technique unique et ancienne dans le monde du cinéma d'animation, dont celui sur lequel la jeune réalisatrice a pu créer son projet à Ciclic Animation, dans le cadre du soutien à la production par Ciclic-Région Centre-Val de Loire.

Et si Justine Vuylsteker n'a réalisé que deux courts métrages, elle a déjà fait preuve d'une certaine précision dans les techniques d'animation traditionnelles.
Son premier court métrage Paris produit pour la collection En Sortant de l'école, dédiée à l'œuvre de Robert Desnos, est entièrement fait de sable, de papiers et de végétaux. Mise en voix par Jacques Gamblin, le poème introduit l'homme aveugle qui nous emmène dans sa promenade matinale, des grands boulevards aux bords de Seine, et nous invite à redécouvrir, réécouter, la ville qui s'éveille autour de lui. Sa ville. Paris.